A qui faire appel pour vous accompagner ?

Écrit par Laurent Claret

20/03/2020

Vous avez un problème, une préoccupation ou un projet et vous vous demandez à qui faire appel.

A un coach, un consultant, un mentor, un thérapeute, un formateur ou un facilitateur ?

Pour éviter de trop longuement écrire sur ces métiers que je connais bien pour les avoir pratiqués dès le début de mon parcours professionnel en 1989 (consultant) et les pratiquer depuis 2009 (coach, mentor, thérapeute, formateur et facilitateur), je fais le choix de vous les présenter brièvement en précisant la posture à partir de laquelle ils répondent aux demandes de leurs clients.

En guise d’introduction … distinguons la posture haute de la posture basse.

La posture dite « haute » est une posture de sachant.

Être en posture haute, c’est être « expert » sur le contenu (« le quoi »).

La posture dite « basse » est celle du non-sachant sur le contenu mais « expert » sur le processus (« le comment »).

La stratégie d’accompagnement pour que la / les personne(s) accompagnée(s) atteigne(nt) son / leur objectif final. La posture basse a pour intention de responsabiliser le client et de l’amener à l’autonomie.

En guise de développement … étudions la posture du coach, du consultant, du mentor, du thérapeute, du formateur et du facilitateur.

> Coaching

Le coach est essentiellement en « posture basse » : il considère son client comme expert de sa vie (professionnelle et privée) et ne sait pas à sa place.

Le coach est attentif à clarifier les objectifs de son client et à le rendre autonome le plus rapidement possible. Pour utiliser la métaphore de la canne à pêche et du poisson, le coach fait de son mieux pour créer les conditions pour que son client apprenne à pêcher par lui-même et peut lorsque c’est utile se mettre en posture haute et lui donner du poisson. Il encourage son client à se découvrir par lui-même, à élaborer ses propres solutions et stratégies en réponse à ses problèmes, préoccupations ou projets.

Un coaching est un partenariat entre un coach et son client dans le cadre d’un processus de réflexion et de créativité afin d’inciter le client à optimiser son potentiel à la fois personnel et professionnel.

Le coach est en posture haute sur la stratégie d’accompagnement (le cadre et les processus d’intervention). Il peut accompagner différentes configurations (un individu, une équipe et une organisation) qui souhaitent développer leurs potentiels et leurs savoir-faire dans le cadre d’objectifs professionnels.

> Conseil (consulting)

Le consultant est en « posture haute » : il a une expertise sur le contenu pour lequel il est consulté. Le consultant analyse le problème, pose un diagnostic et émet des propositions de solutions (des recommandations) à son client qui décidera de ce qu’il mettra en place. Il arrive que le consultant soit missionné pour mettre en place les recommandations qu’il a émises.

Quelques consultants des temps modernes complètent leur posture haute avec une posture basse, notamment lors de la phase diagnostic de leur intervention.

> Mentorat (mentoring)

Le mentor est principalement en « posture haute » et occasionnellement en « posture basse ». C’est un expert qui partage son savoir et propose au mentoré une orientation basée sur sa propre expérience. Le mentorat peut comprendre du conseil et du coaching.

> Thérapie

Le thérapeute peut être en « posture haute » ou en « posture basse » en fonction de son approche thérapeutique (il en existe environ 400 différentes en Europe et aux États-Unis). Le thérapeute (psychiatre, psychologue, psychanalyste, psychothérapeute, psychopraticien) aide son client à traiter le mal-être qu’il rencontre dans sa vie. Selon les personnes et les circonstances, ce mal-être peut se manifester dans le domaine psychologique, relationnel, affectif, sexuel ou existentiel.

Certaines approches thérapeutiques sont dites « centrées problème » et se concentrent sur la résolution de difficultés issues du passé de la personne en proie à des dysfonctionnements émotionnels et psychiques.

D’autres approches sont dites « orientées ressources » (comme par exemple la Thérapie Brève Systémique et Stratégique et l’Approche Narrative) et sont centrées sur les forces du client (ses qualités, talents, compétences, croyances capacitantes et valeurs). S’il existe autant d’approches thérapeutiques, c’est parce qu’aucune ne constitue la solution miracle à une problématique.

> Formation

Le formateur est en « posture haute » : il est expert de la thématique qu’il est chargé d’enseigner. Dans le domaine de la formation en « soft skills » (développement de compétences relationnelles), la transmission aux apprenants se fait généralement en leur proposant des expérimentations qui permettent un apprentissage durable.

> Facilitation

Le facilitateur est en « posture basse ». Il a vocation à accompagner la dynamique d’un groupe en utilisant des processus d’Intelligence Collective.

Il contribue à clarifier et expliciter l’intention (la finalité) du collectif qu’il accompagne. Il co-construit avec ce collectif un cadre de travail favorisant les échanges, la création et l’action. Il est attentif à la qualité des conversations qui se déroulent dans le groupe. Il travaille en émergence : il s’ajuste en intelligence de situation à ce qui se déroule dans l’ici et maintenant. Une fois qu’il a rappelé le sens (le pour quoi), posé le cadre de travail, le facilitateur anime le processus (le comment) et n’intervient pas sur le contenu des échanges entre les participants (le quoi).

Le facilitateur pratique le « laisser faire » : il a confiance dans le fait que le système est intelligent et que les personnes en présence vont co-créer des solutions adéquates, parfois surprenantes, souvent innovantes, toujours inspirantes. Si vous souhaitez en savoir plus sur les différences et les complémentarités entre les postures de facilitateur et de coach d’équipe.

En guise de conclusion inachevée … un peu de sémantique.

Qu’il soit dans une posture de coach, consultant, mentor, thérapeute, formateur ou facilitateur, est-ce que l’accompagnant, s’aide de protocoles, de procédures ou de processus ?

Voici la distinction que je fais entre un protocole, une procédure et un processus.

  • Protocole : recueil de règles et de conventions à observer en manière d’étiquette (codes).
  • Procédure : manière de procéder, séquence d’instructions dans la conduite d’une opération. Par exemple : une procédure d’atterrissage pour un pilote d’avion.
  • Processus : suite (plus ou moins) ordonnée d’opérations aboutissant à un résultat (avec une transformation par rapport à la situation de départ). Par exemple : le processus de distillation d’un fruit qui se transforme en alcool, le processus de distillation de plantes aromatiques qui se transforment en huiles essentielles grâce à la vapeur d’eau, le processus de certification et de reconnaissance par ses pairs d’un coach qui s’est transformé (notamment en termes de savoir-être) sur son chemin d’accompagnant.

Dans le domaine de l’accompagnement, je considère que la fonction d’un protocole est de soutenir un processus, en proposant « une bonne façon de faire » pour accompagner la transformation individuelle et collective d’hommes et de femmes.

Si vous vous interrogez sur une bonne façon de vous faire accompagner, sentez-vous libre de prendre contact avec moi pour me poser toutes les questions que vous souhaitez et clarifier votre / vos attente(s).

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« Accompagner c’est célébrer, c’est manifester l’incroyable splendeur qu’est chacun. »

Marie Millis
Accompagner c’est cheminer ensemble.

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Laurent Claret

 

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