Osez revisiter vos croyances limitantes pour gagner en liberté et en efficience !

Écrit par Laurent Claret

21/06/2018

Pensez à nettoyez de temps en temps les lunettes avec lesquelles vous regardez le monde.

En guise d’introduction …

« Rien ne vous emprisonne excepté vos pensées.

Rien ne vous limite excepté vos peurs.

Rien ne vous contrôle excepté vos croyances. »

Marianne Williamson

Dans cet article, il ne sera pas question de croyances en religion, ni en sociologie, ni en philosophie, mais uniquement de croyances en psychologie.

Avant de plonger dans la grille de lecture que nous propose Taibi Khaler, je vous invite à visionner cette courte vidéo (5’30’’) humoristique et pédagogique sur le sujet des croyances limitantes.

Vous y entendrez notamment que …

« Une croyance désigne toutes les affirmations personnelles – conscientes ou inconscientes – que nous estimons être vraies sur nous, sur les autres et sur notre environnement. Elles proviennent du milieu culturel qui nous a le plus influencé. C’est un peu comme une paire de lunettes qui filtre notre perception de la réalité. Nous ne voyons pas le monde tel qu’il est véritablement mais tels que nous sommes. Il y a deux types de croyances : les aidantes et les limitantes (voire bloquantes). Les croyances aidantes sont celles qui nous procurent de la sérénité, de la joie, de la confiance en nous et qui nous soutiennent pour accomplir ce qui améliorent notre vie. Si notre cerveau a sélectionné une croyance, c’est toujours parce qu’il y a trouvé un bénéfice. Si ces croyances qui nous ont aidé ont fini par nous limiter, c’est parce que notre ego refuse de les changer. Le rôle de notre ego est justement de conserver nos croyances et de les justifier en boucle pour que nous ne lâchions pas nos valeurs. Du coup ce qu’il faut expliquer à notre ego, c’est qu’il faut régulièrement changer de croyances en fonction de notre évolution et de celle des autres. »

Et tout le monde s’en fout « Les croyances »

La plupart de nos croyances sont des généralisations fondées sur notre interprétation de nos expériences. Nos croyances sont comme des « prophéties auto-réalisatrices » qui déterminent nos expériences de vie. Quel paradoxe ! J’utilise le terme d’ « auto-tromperies » pour qualifier ces croyances que nous cherchons à valider via nos expériences de vie.

Ce que nous pensons vrai n’est que le produit de notre système de représentations ou croyances. Par exemple, nous pouvons croire vrai qu’ « il est plus difficile de changer de comportement quand on est âgé que lorsqu’on est jeune ». Nous pouvons aussi croire qu’ « avec de la volonté on peut tout et si quelqu’un n’arrive pas à faire quelque chose, c’est qu’il ne le veut pas vraiment ».

Ces croyances vont teinter la lecture que nous aurons de nos expériences de vie et vont influer sur nos comportements.

Lorsque nous sommes convaincus d’une chose, elle devient notre réalité. Quand nous croyons quelque chose sur nous, que ce soit en positif ou en négatif, nous nous comportons d’une manière qui reflète cette chose. Du coup, nous la démontrons aux autres en permanence. Même si c’est à l’origine une création de l’esprit, cela devient une réalité pour les autres et pour nous. Pratiquement tout ce que nous vivons a pour origine ce que nous croyons.

Imaginons que nous soyons persuadés de ne pas être intéressants. Nous allons nous exprimer d’une façon qui rendra notre propos peu captivant. Cela nous permettra de renforcer notre « auto-tromperie ». Le processus de renforcement de nos croyances est puissant et principalement inconscient. Ces croyances limitantes et injonctions dirigent nos vies. Les anglo-saxons les appellent des « drivers ». Il est utile de comprendre les effets de ces croyances et injonctions car certaines vont avoir des effets positifs et d’autres des effets limitants.

« C’est au cours des premières années de la vie que se produisent les troubles de communication les plus traumatisants : lorsque l’enfant est confronté à des situations auxquelles il n’a pas les moyens cognitifs de faire face et ne comprend pas les réactions de son entourage ou pourquoi ses désirs sont repoussés sans explication. Sous l’effet de l’émotion, l’enfant ne peut pas intégrer ces expériences incompréhensibles. Lorsqu’elles sont traumatisantes ou répétitives, de telles incompréhensions marque t durablement la sensibilité de l’enfant. Elles engendrent chez lui un état de confusion qui le conduit à tirer des conclusions générales sur la vie, sur les autres et sur lui-même. Ses déductions sont souvent énoncées sous la forme de sentences brèves et sans appel : « je suis une victime », « les autres sont méchants », « la vie est dure » … De telles croyances présentent l’immense avantage de redonner du sens à une situation absurde. Refuge inespéré contre l’angoisse, elles finiront par se cristalliser dans l’esprit de l’enfant. Il en viendra à les considérer comme des lois fondamentales et objectives de l’existence. Elles joueront un rôle fondamental dans le développement de sa personnalité et dicteront ses jugements. C’est à travers leur prisme déformant qu’il vivra désormais la totalité de ses expériences. Elles constitueront le socle sur lequel s’élèvera le scénario de son existence. Nos croyances fondamentales agissent comme des œillères. Elles nous rendent aveugles à tout ce qui pourrait les contredire. Incapable de communiquer ouvertement sur plusieurs aspects de nous-mêmes et d’autrui, nous ne prenons pas vraiment conscience des moments où notre expérience vient contredire nos convictions. Ces angles morts deviennent des non-dits. La situation est devenue un problème. Tous les enfants tentent de redonner sens aux incompréhensions qui parasitent leurs relations avec les autres en adoptant des croyances qui finiront par structurer leurs personnalités d’adulte. Ces croyances les empêchent de confronter certains aspects du réel, c’est ainsi que les non-dits s’accumulent. »

Jean-Christophe Vidal « La Clarification pour les coachs et les managers. Ce sont les non-dits qui maintiennent les problèmes. »

En guise de développement … je vous propose une grille de lecture puis un exercice pratique.

Dans les années 1970, en s’appuyant sur les concepts de l’Analyse Transactionnelle, le psychologue américain Taibi Kahler identifie 5 principaux « drivers » : sois parfait(e), sois fort(e), fais des efforts, fais plaisir et fais vite.

Ces « drivers » sont des croyances qui peuvent être limitantes, voire bloquantes. Ou pour le dire autrement, des injonctions qui peuvent être handicapantes, voire invalidantes. Cinq familles d’auto-tromperies que nous pouvons avoir fait nôtres.

Pourquoi prendre conscience de notre système privilégié de croyances, de leurs avantages et de leurs inconvénients sur nos comportements ? Pour nous permettre d’en corriger les effets les plus gênants pour gagner en liberté et en efficience (une performance durable avec plus de facilité et de plaisir) dans nos vies professionnelles et personnelles.

Voyez maintenant si vous vous reconnaissez une ou plusieurs injonction(s) dominante(s) parmi les cinq décrites ci-après.

Injonction n°1 :

« Sois parfait(e) ! »

ou la question de la satisfaction.

Lorsque cette injonction « sois parfait(e) ! » est forte, vous avez probablement un visage sérieux, un port de tête haut, une posture droite, une façon de vous habiller classique et sans défaut.
> Les aspects positifs du « sois parfait(e) ! »

Bon(ne) organisateur / organisatrice. Vous pensez que le monde doit être parfait, à commencer par vous-même. Cela vous encourage à toujours vous améliorer. Vous êtes vigilant à la qualité de votre travail. Vous incitez les personnes que vous encadrez à se perfectionner elles aussi.

> Les aspects limitants du « sois parfait(e) ! »

Vous risquez de ne jamais être satisfait(e) de vos acquis et des résultats obtenus. Vous considérez les réussites de vos collaborateurs / collaboratrices comme normales. Vous ne les félicitez probablement pas pour leurs succès. Vous risquez de ne pas pleinement profiter des choses et de vous épuiser à vouloir atteindre un idéal qui vous échappe continuellement. Laissez-vous la place à l’erreur potentiellement féconde ? Prenez vous suffisamment le temps de vous détendre ?

> Dans le cadre d’une négociation professionnelle.

La personnalité « sois parfait(e) ! » s’efforce de faire les choses avec une grande précision et place la barre de la réussite très haut. Elle aura tendance à se préparer minutieusement et à arriver à l’heure. Elle surveillera son vocabulaire pour utiliser les mots exacts et persévèrera pour atteindre son objectif. Idéal, pensez-vous ! Oui, sauf si elle se retrouve en face d’un négociateur brouillon qui risque de l’agacer, de lui faire perdre ses repères, et sa souplesse. La recherche de l’atteinte exacte de son objectif risque de la faire passer à coté d’un accord « juste assez bien ». Dans les cas extrêmes de stress, ce « sois parfaite(e) ! » risquera même de la faire échouer.

> Conseils aux « sois parfait(e) ! »

Sachez reconnaître à quel moment votre aspiration à l’exactitude devient un frein à la recherche réelle d’une solution. Soyez vigilant lorsque vous commencez à vous dire « c’est ça et rien d’autre » en cessant d’écouter les propositions nouvelles. Prenez un temps de recul pour remettre en action votre capacité à peser les avantages et inconvénients. Considérez, par exemple, les inconvénients de ne pas aboutir.

Un article intéressant sur le perfectionnisme et ses limites : « Perfectionnisme : viser toujours plus haut… mais à quel prix ? »

Injonction n°2 :

« Sois fort(e) ! » 

ou la question des émotions.

Lorsque cette injonction « sois fort(e) ! » est forte, vous avez probablement des gestes de fermeture : bras croisés, mains s’agrippant à un objet, visage impassible. Votre voix est plutôt monotone et vous avez des expressions comme « je m’en moque, il faut savoir encaisser, ne pas se laisser influencer… ». Vous aurez tendance à parler de vos émotions plutôt qu’à les manifester.

> Les aspects positifs du « sois fort(e) ! »

La résistance. Le « sois fort(e) ! », souvent associé au « sois parfait(e) ! », vous aide à ne pas montrer vos émotions dans des contextes où cela pourrait vous desservir. Vous considérez que le sang froid et le recul émotionnel sont utiles à la prise de décision ou à l’action.

> Les aspects limitants du « sois fort(e) ! »

Quand le « sois fort(e) ! » est trop marqué, vous pouvez perdre le contact avec vos émotions et vos sentiments. C’est-à-dire avec tout ce qui est moteur en vous et vous donne de l’énergie. Vous pouvez paraître froid, distant et les autres peuvent croire qu’ils ne seront pas compris. Cela peut vous isoler et nuire au travail collectif. Certains managers ont tellement appris à dissimuler leurs émotions qu’ils peuvent ne plus savoir repérer quand ils ressentent de l’irritation face à leur interlocuteur. Lors de négociations, ils sont moins conscients de leurs mouvements internes qui continuent pourtant de les faire agir.

> Dans le cadre d’une négociation professionnelle.

La personnalité « sois fort(e) ! » ne montre généralement pas ses émotions et s’efforce d’assumer solidement son rôle. Elle considère qu’elle se trouve dans une relation d’affrontement. Elle masquera ses sentiments, ses doutes, ses instants de découragement les considérant comme des marques de faiblesse qui pourraient donner une prise à l’autre pour l’influencer. Elle saura également cacher son excitation à l’approche de l’objectif. Ce côté secret en fait un négociateur difficile à déchiffrer pour ses interlocuteurs. Ce qui constitue un atout indéniable. La contrepartie de cette force risque d’être un manque de lien avec l’interlocuteur. Ce qui peut rendre les discussions plus ardues que nécessaire. N’oubliez jamais que la négociation est aussi la construction d’une solution commune.

> Conseils aux « sois fort(e) ! »

Réservez votre solidité aux négociations à enjeu réellement élevé. Apprenez à vous détendre et à créer du lien dans les négociations mineures. Vous pourriez découvrir que la négociation n’est pas toujours un combat, elle peut parfois être une danse.

Injonction n°3 :

« Fais des efforts ! » 

ou la question du changement.

Les croyances limitantes vous enferment et vous freinent dans votre développement. Apprenez à les reconnaître pour vous en libérer ! Lorsque cette injonction « fais des efforts ! » est forte, vous avez probablement une écoute (très) attentive. Penché(e) en avant, regard concentré en ayant peur de ne pas tout comprendre. Vous avez tendance à poser plusieurs questions à la suite, à vous arrêter en cours de phrase, à faire de nombreuses pauses. Vous avez des expressions comme « j’essaie, je fais de mon mieux, ce n’est pas facile, c’est difficile … »

« Si la pénibilité était gage de réussite, alors les mineurs de fond seraient tous milliardaires. »

Pascale Baumeister

> Les aspects positifs de « fais des efforts ! »

La ténacité. L’injonction « fais des efforts ! » vous sert à vous mobiliser et à agir.

> Les aspects limitants de « fais des efforts ! »

Si cette pensée est prédominante, vous pouvez confondre le chemin parcouru avec l’objectif à atteindre et vous satisfaire d’avoir participé. Vous pouvez vous sentir écrasé(e) par la tâche et vous y accrocher. Vous pouvez parfois même compliquer les choses, tenter de vous faire plaindre et trouver que les autres n’en font vraiment pas assez.

> Dans le cadre d’une négociation professionnelle.

La personnalité « fais des efforts ! » est parfois plus attachée à l’énergie dépensée qu’au résultat. Elle se satisfait rarement d’une solution rapide. Elle voudra s’assurer que toutes les options ont bien été envisagées. Elle n’hésitera pas à reprendre depuis le début si nécessaire et ne se découragera pas dans des méandres laborieux. Au contraire, c’est là qu’elle aura le sentiment d’être vraiment utile et efficace. Elle ne se sentira pas dans l’échec si la négociation n’aboutit pas, pourvu qu’elle ait tout essayé. Cela en fait une personne capable d’envisager l’ensemble des risques liés à une solution. Et en même temps capable d’imaginer des solutions créatives.

> Conseils aux « fais des efforts ! »

Soyez vigilant(e) à la fatigue que vous pouvez générer chez l’autre, avec votre goût du laborieux. La fatigue de votre interlocuteur peut être une bonne chose en amenuisant ses défenses. Elle peut aussi se retourner contre vous sous forme d’agacement, voire d’abandon. A vous de doser.

Injonction n°4 :

« Fais plaisir ! » 

ou le rapport aux autres.

Lorsque cette injonction « fais plaisir ! » est forte, vous avez probablement des gestes d’accueil ou d’ouverture. Votre comportement est chaleureux, voire même séduisant. Vos yeux regardent de côté ou vers le haut. Vous vous frottez les mains l’une dans l’autre, faisant voir votre approbation. Vous avez tendance à terminer vos phrases par des questions. Vous cherchez l’approbation de votre interlocuteur ou à recevoir des compliments. Vous avez probablement des expressions comme « presque, un peu, d’accord ?, vraiment ?, ne pensez vous pas que ? … »

> Les aspects positifs de « fais plaisir ! »

La flexibilité et l’adaptabilité. Le « fais plaisir ! » est une injonction qui nourrit votre propension à penser aux autres. Vous voulez l’harmonie dans un groupe et sa réussite.

> Les aspects limitants de « fais plaisir ! »

Si cette injonction guide trop vos actions, surtout en encadrement d’équipe, vous risquez de vous épuiser pour le bien-être des autres. A trop vouloir faire plaisir et prendre soin des autres, vous avez tendance à vous oublier vous-même. Lorsque vous faites un feed-back à vos collaborateurs / collaboratrices, vous êtes à l’aise avec les signes de reconnaissance positifs. En revanche, par peur de les blesser, vous risquez de ne pas leur faire connaitre leurs points d’amélioration pourtant nécessaires à leur progression. Vous aurez tendance à éviter de traiter des conflits pourtant salutaires. Et vous aurez à gérer plus tard des situations relationnelles bien plus dégradées.

> Dans le cadre d’une négociation professionnelle.

La personnalité « fais plaisir ! » sera attentive à préserver la qualité de la relation et à éviter le conflit. Le « fais plaisir ! » invite à satisfaire les besoins des autres, au détriment de ses propres besoins, ce qui va à l’encontre de l’objectif d’une négociation. Elle trouvera des solutions de compromis dans le réel souci de satisfaire son interlocuteur. Elle peut être très efficace à défendre les intérêts de son entreprise si sa motivation à « faire plaisir » à ses supérieurs est profonde.

> Conseils aux « fais plaisir ! »

C’est la fin de négociation qui représente le plus de risques pour vous. Alors ne bouclez pas une négociation sans vous accorder un temps de réflexion et de prise de recul. Cela vous permettra de vérifier que vous n’êtes pas en train de vous « faire avoir ». Réfléchissez plutôt à deux fois avant d’accorder quelque chose à l’autre partie.

Injonction n°5 :

« Fais vite ! » 

ou la gestion du temps.

Lorsque cette injonction « fais vite ! » est forte, vous avez probablement tendance à avoir des gestes d’agitation. Vous ne tenez pas en place. Vous avez les sourcils froncés et les yeux actifs. Vous avez une propension à l’impatience et à interrompre votre interlocuteur. Votre voix est rapide, elle monte et descend continuellement. Vous avez des expressions comme « Allez, il faut y aller, alors on commence ?, d’accord d’accord, dépêchons nous, il n’y a pas de temps à perdre … »

> Les aspects positifs de « fais vite ! »

La rapidité et l’efficacité. Actuellement, le « fais vite ! » est une injonction fortement activée. Quand elle agit en vous, vous avez tendance à penser que la vitesse est un critère de réussite majeur. Et que seules les choses faites rapidement ont de la valeur. Cela vous aide à aller vite, à rester dans la dynamique du mouvement.

> Les aspects limitants de « fais vite ! »

Le risque de survoler les choses et de laisser des personnes à la traîne derrière vous.

> Dans le cadre d’une négociation professionnelle.

Une personnalité « fais vite ! » va droit au but. Elle déploie beaucoup d’énergie à boucler des accords rapidement, quitte à ne pas atteindre exactement l’objectif. Elle a tendance à s’énerver si les débats s’allongent. Elle peut même décrocher de la discussion si cela traîne trop de son point de vue. C’est un négociateur / une négociatrice très utile en situation de crise ou d’urgence. Parfois ce type de croyance peut même la pousser inconsciemment à procrastiner. Cela lui permet de créer la situation d’urgence dans laquelle elle sera reconnue pour ses qualités.

> Conseils aux « fais vite ! »

Sachez que vous êtes vulnérable dans les situations où vous disposez de temps et lorsque vous êtes en relation avec des interlocuteurs pointilleux. Apprenez à « vous presser tranquillement », à « donner du temps au temps ». Envisagez de vous faire accompagner d’un partenaire qui saura conserver sa vigilance tout au long des échanges et qui saura vous passer la main au moment de la conclusion des débats.

Après la théorie … la pratique. Êtes-vous prêt(e) pour une expérimentation en mode « auto-coaching » ?

 

Je vous propose de pratiquer un exercice d’auto-coaching – inspiré du Schéma de Dickens – pour transformer une ou plusieurs de vos croyance(s) limitante(s) en une ou plusieurs croyance(s) aidante(s).

Si vous êtes curieux / curieuse de connaître l’origine de ce processus avant d’en faire l’expérience :

Le « Schéma de Dickens » serait inspiré du personnage de Scrooge du conte « Un chant de Noël » de Charles Dickens. Scrooge est un être avare au cœur froid qui déteste Noël. Or le matin de Noël, Scrooge croise la route de « l’esprit de Noël », un autre personnage clé du conte de Dickens. Celui-ci l’invite alors à imaginer ce que serait son futur s’il ne changeait pas son attitude, ses comportements et ses croyances limitantes. Ce fut tellement un choc pour Scrooge de se visualiser ainsi dans son avenir, seul, aigri, en pleurant sur sa propre tombe, qu’il décida de changer de vie immédiatement. Il se repentit et devient un modèle de générosité et de gentillesse.

Voici ma proposition de processus d’auto-coaching en 5 étapes :

Première étape :  Identifiez une croyance limitante à transformer (à choisir dans votre collection personnelle).
Deuxième étape : Projetez-vous dans un futur « limitant ».

Imaginez tout d’abord un chemin – sur une ligne de temps que vous pouvez visualiser sur le sol devant vous – où cette croyance limitante se maintient dans le futur.

>>> Placez-vous au présent et posez-vous les questions suivantes :

  • Qu’est-ce que cette croyance m’a fait perdre dans le passé ?
  • Quel est son impact dans ma vie actuelle ? Sur moi et sur mon entourage ?
  • Quelles sont les émotions que j’expérimente régulièrement en lien avec cette croyance ?
  • Qu’est-ce que je me suis empêché de faire ou d’être à cause de cette croyance ?

>>> « Avancez » sur le chemin de la croyance limitante et positionnez-vous dans 5 ans :

Posez-vous les mêmes questions et imaginez le coût et le fardeau de cette croyance limitante dans les différentes sphères de votre vie. Imaginez les sensations reliées au maintien de la croyance limitante. Puis ajoutez les questions suivantes :

  • Combien cela me « coûtera » dans 5 ans si je ne change pas cette croyance limitante ?
  • Quel « prix » suis-je prêt à payer ?
  • Qu’arrivera-t-il à mes relations, à ma carrière et à ma vie personnelle si je ne fais pas de changements ?

>>> « Avancez » sur le chemin de la croyance limitante et positionnez-vous dans 10 ans :

Prenez le temps d’imaginer toutes les conséquences néfastes du maintien de cette croyance limitante. Puis posez-vous les questions suivantes :

  • Comment ma vie est-elle différente de ce que j’aurais aimé qu’elle soit ?
  • Qu’est-ce que je n’ai pas accompli et qui était essentiel pour moi il y a 10 ans ?

>>> Avancez sur le chemin de la croyance limitante et positionnez-vous dans 20 ans :

Placez-vous 20 ans dans le futur en « traînant le boulet de cette croyance limitante ». Posez-vous les questions suivantes :

  • Suis-je toujours « vivant(e) « malgré le fait d’avoir conservé cette croyance limitante ?
  • Si présence d’enfants et petits-enfants : Quelle sorte de modèle suis-je pour mes enfants et petits-enfants dans 20 ans ? Comment ma croyance limitante affecte-t-elle leur vie ?
  • Qu’est-ce que j’ai manqué ? Qu’est-ce que j’aurais pu faire de plus ?
Troisième étape :  L’apprentissage.

>>> Revenez au présent et observez le chemin « limitant ».

Posez-vous les questions suivantes :

  • Quel genre de vie je désire réellement vivre dans 5, 10 et 20 ans ?
  • Quel est mon « noble » but ?
  • Qu’est-ce que je souhaite modifier dès maintenant ?

>>> Identifiez une nouvelle croyance (croyance aidante) qui aura des conséquences contraires à la croyance limitante. Placez-vous dans un état de joie, d’excitation et de gaîté à l’idée d’installer cette nouvelle croyance.

Quatrième étape : Projetez-vous dans un futur « aidant ».

Imaginez un autre chemin – sur la ligne de temps au sol – qui sera celui de la nouvelle croyance aidante.

>>> Placez-vous dans 5 ans.

Associez-vous pleinement à la nouvelle croyance aidante, à ses conséquences et prenez le temps de ressentir ce que cela vous fait.

Puis posez-vous les questions suivantes :

  • Quel impact a cette croyance aidante sur les différentes sphères de ma vie ? Qu’est-ce qui est différent ?
  • Quelles sont les émotions présentes ?
  • De quelle façon la qualité de mes relations avec les autres se trouve-t-elle améliorée ?
  • De quelle façon ma carrière professionnelle est-elle transformée ?
  • Quels sont les bénéfices pour mon entourage ? Comment cela change-t-il la vie de mes enfants et petits-enfants ?

>>> Faite le même exercice en vous positionnant sur la ligne du temps dans 10 ans, 20 ans voir même 40 ans. Prenez le temps de ressentir pleinement le plaisir procuré par la croyance aidante.

Cinquième étape :  Bilan personnel et pont vers le futur.

A la façon d’un aigle, prenez de la hauteur de vue. Comparez les 2 chemins, celui de la croyance limitante et celui de la croyance aidante. Comparez les 2 possibilités de destin.

Imaginez-vous à la croisée des chemins et prenez la décision de changer aujourd’hui et de vous engager sur le chemin de la croyance aidante. Décidez de la première action à mettre en place. Si vous en ressentez le besoin, autorisez-vous à demander du soutien à votre entourage.

L’aventure continue …

En guise de conclusion inachevée …

« Notre niveau de développement personnel est la somme de travail que nous effectuons sur nous-mêmes afin de mettre de la conscience sur ce qui nous empêche d’être nous-mêmes. Nous nous identifions à nos croyances, notre personnalité, notre métier… Un tas de choses en fait, sans réaliser qu’elles nous éloignent de qui nous sommes vraiment. Or nous pouvons évoluer et dépasser nos croyances pour aller vers notre essence, vers ce qui nous tient à cœur et se situe au plus profond de nous. »

Maud Ankaoua « Respire »

Il y a un poster de bourdon accroché au Centre des sciences spatiales de la NASA qui dit : ′′Le corps aérodynamique des bourdons n’est pas apte à voler et c’est une bonne chose que le bourdon ne soit pas au courant. »

En physique, une règle aérodynamique dit que la largeur des ailes est trop petite pour garder son corps massif en vol, mais le bourdon ne sait rien de la physique ou de ses règles et il vole. Quelle que soit la taille de ses ailes, le bourdon vole et profite de la vie. En fait, il s’efforce tellement à battre des ailes au moment de son décollage qu’il crée un vortex dans lequel il continue à voler. Comme le disait Mark Twain « Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait. »

Le bourdon est une invitation à écouter notre voix intérieure et à relever des défis que nous pourrions penser impossible à atteindre. Imaginons qu’une de nos croyances limitantes ne soit plus là pour nous freiner dans nos élans… qu’est-ce qui serait différent dans notre vie ?

Un petit pas pour nous, un grand pas pour notre humanité. Banzaaaaaaaiiii !!!

Pour que la lecture de cet article vous soit profitable, revisitez au-moins une auto-tromperie – injonction – croyance limitante (appelez-la comme vous voulez).

« Le secret, c’est que la vie est un processus de création, alors osez vous réinventer tel que vous voulez être. »

Neale Donald Walsch

Comme vous l’avez compris, il peut être utile de réduire l’influence de vos croyances limitantes. Vous gagnerez en liberté de pensée et d’action et donc en efficience (une performance durable qui aura du sens et générera de la plénitude). Ma proposition est de garder « la bonne partie » de chacune de vos croyances et de tenir à distance « la moins bonne partie », celle qui nuit à votre écologie personnelle et à l’écologie de votre écosystème.

Pour cela, voici un plan d’action simple :

  1. Repérez parmi ces 5 croyances limitantes celle qui est la plus présente dans votre vie.
  2. Identifiez un comportement gênant chez vous associé à cette croyance limitante.
  3. Imaginez une nouvelle façon de vous comporter en faisant confiance à votre imagination ou aux conseils de cet article.
  4. Mettez en pratique ce nouveau comportement dès aujourd’hui : faites « comme si » cette ancienne croyance avait disparue pendant au moins 21 jours.
  5. Une fois que vous aurez expérimenté les bénéfices de cette nouvelle façon de penser et d’agir, partagez votre expérience avec les autres lecteurs dans les commentaires.
Pour aller encore un peu plus loin, mon conseil de lecture …
Laurent Gounelle « L’homme qui voulait être heureux »

J’ai beaucoup aimé ce roman initiatique. J’ai été touché par cet homme en vacances à Bali qui décide de nettoyer les lunettes avec lesquelles il regarde le monde. A partir du moment où il revisite certaines de ses croyances, sa vie ne sera plus jamais la même.

Imaginez … Vous êtes en vacances à Bali et peu de temps avant votre retour, vous consultez un vieux guérisseur. Sans raison particulière, juste parce que sa grande réputation vous a donné envie de le rencontrer, au cas où. Son diagnostic est formel : vous êtes en bonne santé, mais vous n’êtes pas heureux. Porteur d’une sagesse infinie, ce vieil homme semble vous connaître mieux que vous-même. L’éclairage très particulier qu’il apporte à votre vécu va vous entraîner dans l’aventure la plus captivante qui soit : celle de la découverte de soi. Les expériences dans lesquelles il vous conduit vont bouleverser votre vie, en vous donnant les clés d’une existence à la hauteur de vos rêves.

Envie de vous auto-diagnostiquer ?

Si vous souhaitez mesurer un peu plus précisément (sur une échelle de 1 à 9) l’intensité de chacune de ces cinq injonctions dans votre vie, envoyez-moi un courriel et je vous transmettrai gratuitement et en toute confidentialité (je ne relève pas les copies) un auto-diagnostic sous format PDF (45 questions).

Envie de vous faire accompagner pour nettoyer les lunettes avec lesquelles vous regardez le monde ? Prenez le temps de me contacter.

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Croyances limitantes 1

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Laurent Claret

 

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3 Commentaires

  1. Fanny Igoulin-travier

    Bonjour,
    Tout d abord merci pour tous ses articles.
    Est il possible de me transmettre l auto diagnostic des 5 injonctions svp ?
    Merci d’avance.
    Bonne journée

    Réponse
    • Elisabeth MADALENO

      Bonjour,
      Excellent article, merci beaucoup pour votre clarté.
      Pourriez-vous me partager votre auto-diagnostic des 5 injonctions, SVP ?
      Bien à vous,

      Réponse
  2. Catherine BOUILLET

    Bonjour, je sera intéressée de recevoir l’auto diagnostic que vous proposez.
    Merci de votre partage. Vous articles sont très instructifs

    Réponse

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