Mon coup de cœur pour « Qui fuis-je ? Où cours-tu ? A quoi servons-nous ? » de Thomas d’Ansembourg.

Écrit par Laurent Claret

03/06/2015

Cheminer vers notre intériorité citoyenne et notre paix intérieure.

« Est-ce qu’il y a une différence entre le bonheur et la paix intérieure ? Oui. Le bonheur dépend de conditions perçues comme positives, la paix intérieure ne dépend d’aucune condition. »

Eckhart Tolle

Le livre de Thomas d’Ansembourg « Qui fuis-je ? Où cours-tu ? A quoi servons-nous ? » publié aux Éditions de l’Homme est pour moi une source d’inspiration et de réflexion. Sa lecture m’invite à cheminer vers mon intériorité citoyenne et ma paix intérieure qui me transforment et transforment le monde dans lequel je vis. Dans un autre de ses livres, Thomas d’Ansembourg traite du même sujet « Du Je au Nous. L’intériorité citoyenne : le meilleur de soi au service de tous. »

Je vous en propose quelques morceaux choisis :

« Je vais bien si mes besoins d’amour, de respect, de donner un sens à ma vie et de ressentir la sensation d’être en vie sont nourris et que, de ce fait, s’instaure une unité entre les différentes parties de moi-même, un sentiment de cohérence, d’appartenance, ainsi qu’une sensation plus ou moins forte de plénitude qui peut être vécue ou non comme spirituelle. Le bonheur est contagieux. Ce qui enchante un enfant, c’est le bonheur dans lequel il baigne. Si je souhaite son bien-être, je dois travailler à me rendre heureux. »

« Tant que je suis en guerre contre une partie de moi, et surtout si je n’en suis pas conscient, une partie de mon énergie est absorbée par ce combat. S’il s’agit d’aimer mon prochain comme moi-même, la première des réconciliations est bien avec moi. Ce qui n’est pas facile quand des années d’éducation m’ont appris le contraire, me donnant notamment l’habitude des reproches, de la honte et de la culpabilité. »

« Quelques signes extérieurs d’une paix intérieure ? La capacité croissante de savourer le moment présent et de partager ce bien-être avec celles et ceux qui nous entourent. La capacité de se remettre en question et de rire de soi-même. L’abandon progressif de diverses formes de compensation et d’avidité comme l’argent, le pouvoir, le paraître, le besoin de reconnaissance sociale. La tendance à la joie contagieuse nourrie de gratitude et d’émerveillement. »

Thomas d’Ansembourg « Qui fuis-je ? Où cours-tu ? A quoi servons-nous ? »

Ce livre m’invite à méditer sur ma contribution personnelle à l’œuvre collective qu’est l’humanité. Ma façon d’être au monde contribue t’elle au rêve que j’ai pour le monde ou entretient-elle ce monde dont je ne veux plus ? Au travers de tous mes actes au quotidien, qui je décide de nourrir ? Le vieil homme en moi (l’ego qui a peur) ou l’homme nouveau (l’Être qui sait) ?

« Que restera-t-il de toute la peur et de tous les désirs associés à votre condition de vie problématique, qui accapare chaque jour la majeure partie de votre attention ? Un tiret de quelques centimètres entre votre date de naissance et celle de votre décès sur votre pierre tombale. Pour le soi égoïque, c’est une pensée déprimante. Pour vous, elle est libératrice. »

Eckhart Tolle

L’intériorité est un apprentissage non confessionnel qui ne coûte rien et dont le bénéfice n’a pas de prix. Changer de manière de voir le monde implique de changer de perception de la réalité. Cela entraîne des changements de valeurs, d’ordres de priorités et de style de vie.

« Nous allons bien si nos besoins d’amour, de respect, de donner un sens à notre vie et de ressentir la sensation d’être en vie sont nourris et que, de ce fait, s’instaure une unité entre les différentes parties de nous-mêmes, un sentiment de cohérence, d’appartenance, ainsi qu’une sensation plus ou moins forte de plénitude, qui peut être vécue ou non comme spirituelle.

Si nous allons mal, c’est que l’un ou l’autre, ou encore aucun de nos besoins d’amour, de respect, de donner un sens à notre vie et de ressentir la sensation d’être en vie n’est satisfait et que nous ressentons alors de la dispersion, voire de la distorsion entre des parties de nous-mêmes, de l’incohérence et une impression d’abandon, de vide, de solitude ou d’isolement.

Le processus de transformation que je retrouve comme une constante dans mon travail d’accompagnant, passe presque toujours par les mêmes étapes : l’identification et le démantèlement des croyances négatives inconscientes, l’identification et la réconciliation des parties divisées par les mécanismes de pensée binaire, l’apprivoisement de multiples peurs, le retrait des projections sur les autres, la dissolution de la culpabilité et l’éveil à la responsabilité véritable et personnelle, la compréhension des vrais besoins fondamentaux masqués par les désirs changeants, le travail des deuils refoulés et l’accueil concomitant de l’élan de vie, ainsi que des talents personnels et, à travers tout cela, la perception grandissante que nous sommes guidés par une bienveillance invisible à laquelle nous apprenons à nous abandonner de plus en plus. »

Thomas d’Ansembourg « Du Je au Nous. L’intériorité citoyenne : le meilleur de soi au service de tous. »

Oser faire le premier pas, alors que tout le système s’y oppose, demande du courage et de la force intérieure. Au fond, c’est une forme de résistance citoyenne à l’occupant. Nous avons laissé envahir nos territoires intérieurs et extérieurs. Nous sommes sous l’occupation du mythe de la croissance exponentielle.

« Il s’agit de décoloniser notre imaginaire  »

Serge Latouche

En conclusion, et comme le disait René Char …

« Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s’habitueront. »

#OVPThomasAnsembourg
#OVPInterioriteCitoyenne
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Laurent Claret

 

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