Osez être un Maître !

Écrit par Laurent Claret

03/06/2015

Être un Maître …

tout un programme, parfois le chemin d’une vie.

Être un Maître selon Charles Berner …

Soyez un Maître et vous saurez ce qu’il y a à faire. Suivez l’ordre normal des choses qui veut que l’être vienne en premier, puis l’agir, puis l’avoir.

Les mots qui suivent sont de Charles Berner (1929 – 2007). Cet extrait de « Gagner sa vie sans la perdre » (traduit par Jacques de Panafieu) m’inspire au quotidien dans ma pratique de l’accompagnement. Accompagner mon client dans la présence de qui je suis véritablement. Un entrainement quotidien, un apprentissage créateur de joie.

« La plupart des gens comprennent le monde à l’envers. Ils pensent par exemple que, pour être photographe, il est nécessaire d’avoir toute une batterie d’appareils. Ce n’est pas exact. Certaines personnes ont besoin pour l’être d’un diplôme attestant qu’elles le sont. D’autres pensent que pour être photographe, il faut prendre des photos. Une fois encore, ce n’est pas exact. Vous pouvez être photographe immédiatement, sans appareil, sans diplôme, sans preuve extérieure. Pour être photographe, il suffit d’être photographe.

Considérez quelqu’un qui a travaillé trente ans dans l’équipe des reporters photographes de Time. Un beau jour, il perd son emploi, son diplôme et ses appareils. Croyez-vous qu’il se considérera encore comme un photographe ? Bien évidemment oui. Il sait qu’il est photographe. Il n’a pas besoin d’appareil. Si on l’interroge il dira simplement : « Il se trouve que je n’ai pas mes appareils avec moi pour le moment. » Et si on lui dit : « Montrez-moi vos diplômes », il répondra : « Je n’ai aucun besoin de diplôme. Je suis photographe parce que je suis photographe. Je sais que je suis photographe. Que voulez-vous d’autre ? »

Il y a deux façons d’être quelque chose : l’une est d’en porter l’habit, l’autre est que vous-même et cet état soyez en quelque sorte dans une saturation mutuelle, que vous soyez en union consciente avec cet état. Cela s’applique à l’animation des Séminaires Intensifs (*). Vous n’avez pas besoin de diplôme, vous n’avez pas besoin d’avoir terminé votre formation, vous n’avez besoin de l’accord de personne, vous n’avez pas besoin de ma bénédiction, vous n’avez pas besoin d’un local et vous n’avez pas besoin de participants. Vous n’avez rien besoin de savoir pour être un maître. Être ou ne pas être un maître dépend entièrement et exclusivement de vous. Tout ce qu’il y a à faire pour être un maître, c’est d’être un maître.

Vous direz sans doute : « Je ne sais pas comment m’y prendre. Si je savais ce qu’il y a à faire, je serais un maître. » Cela marche dans l’autre sens. Soyez un maître et vous saurez ce qu’il y a à faire. Suivez l’ordre normal des choses qui veut que l’être vienne en premier, puis l’agir, puis l’avoir. Engagez-vous à devenir ce que vous voulez être. De cet état intérieur surgiront les plans qui généreront l’action, qui généreront l’intérêt, les clients, l’argent, le local, etc. Tant que vous n’aurez pas assumé l’attitude que vous êtres un maître, vous continuerez à attendre une autorisation venant de l’extérieur. Or s’autoriser est un droit donné par Dieu. Aucun humain ne peut nous l’accorder. Cela se passe dans notre cœur. »

Charles Berner (1929 – 2007), extrait de « Gagner sa vie sans la perdre »

(*) En 1968 Charles Berner a créé les Séminaires Intensifs vers l’Éveil. Il a eu l’idée audacieuse d’emprunter à l’Orient des techniques de méditation et de quête de la véritable identité et à l’Occident des techniques de communication modernes. Jacques de Panafieu a fait connaitre ces séminaires en France.  Plus de cinquante ans après, ces séminaires existent toujours et quasiment sous leur forme originelle.

Être un Maître selon Marc Vella …

Un Maître est un être qui s’aime, qui a établi un rendez-vous pacifié avec lui-même, dans lequel il se reconnaît et continue à cheminer en humilité.

« Il s’agit d’incarner la posture du maître. Un maître, c’est un être qui s’aime. Je pense que nous avons une très mauvaise définition de ce qu’est le maître. Nous avons la croyance que le maître est la personne qui – après des années et des années de pratique, de discipline, d’ascèse, de renoncements, d’efforts, de méditation, de prière – à un moment donné a atteint un état, est arrivé, ce qui lui permet du coup de de pouvoir porter ce titre de maître. Je crois que nous nous trompons. Si d’ailleurs un jour nous rencontrons un maître qui dit « je suis arrivé », je crois qu’il nous faut partir en courant. Pour moi, un maître c’est tout simplement un être qui s’aime, qui a établi un rendez-vous pacifié avec lui-même, un rendez-vous dans lequel il se reconnaît et où il y a une forme d’apaisement. En tant que maître, j’en suis là où j’en suis. Je suis conscient qu’il y a encore un chemin à réaliser, à accomplir, comme tout un chacun. Un maître digne de ce nom a l’humilité de reconnaître que lui aussi a encore à cheminer. Cette notion d’humilité est fondamentale. Le maître c’est ça, c’est l’être qui s’aime. »

Marc Vella – pianiste, écrivain, conférencier

Un Maître ose manifester sa quintessence …

« Parce qu’elle est un langage universel, la musique offre des réponses aux dissonances de l’existence. Cet enseignement sur les fausses notes transposées à la musique de la vie offre une joie profonde. Il s’agit là d’écologie relationnelle fondamentale, véritable levier pour emmener la personne vers plus de paix et de sérénité. Pour jouer de la musique, une tonale est nécessaire. Elle est la fondation sur laquelle se pose librement le langage musical. Voilà pourquoi la Tonale est aussi appelée Fondamentale… Par la loi physique des sons, celle-ci génère des harmoniques. Une se distingue par le fait qu’elle est plus sonore que les autres. Pour cela, on l’appelle la Dominante. Le rapport Tonale Dominante est un rapport de quinte. Si l’on transpose cela dans la musique de la vie, la Tonale est le Soi sur lequel on doit s’appuyer. Ce Soi, tout comme la Tonale génère de nombreuses harmoniques que l’on nomme « facettes ». Une est plus présente par sa dominance, c’est notre nature. Quand s’épousent Soi et nature, la Quinte intérieure est réalisée. Nous avons alors accès à notre essence, permettant la manifestation de notre quintessence. Tant que nous sommes extérieurs à notre Quinte, on s’abîme, on s’égare, en clair, la vie nous esquinte. »

Marc Vella – pianiste, écrivain, conférencier

Être un Maître selon Alejandro Jodorowsky …

Un Maître obéit à une volonté universelle qui lui est supérieure.

« Le vrai maître est invisible. Il n’a ni fleurs, ni colliers, ni bagues, ni photos, ni école, ni disciples. Le disciple du véritable maître ne peut être que l’humanité tout entière. De façon discrète, il glisse aux autres des biens et des connaissances qui peuvent élever leur niveau de conscience. Il n’a pas besoin d’école et n’a pas l’ambition d’être un maître. Il est un maître parce qu’il obéit à une volonté universelle qui lui est supérieure. »

Alexandro Jodorowsky – artiste franco-chilien surtout connu comme scénariste de bande dessinée, réalisateur, acteur, mime, romancier, essayiste et poète.

En guise de conclusion inachevée …

Il semble que la solution soit d’occuper dès le départ la place que nous recherchons et à laquelle nous aspirons de tout notre cœur, de tout notre être.

Un écrivain n’attend pas d’avoir un éditeur qui le publiera pour écrire : il écrit. Un peintre n’attend pas d’avoir un galeriste qui l’exposera pour peindre : il peint. Un chanteur n’attend pas d’avoir un producteur qui le mettra en scène pour chanter : il chante. De tout leur cœur, de tout leur être, ils font ce qu’ils ont à faire, sans attendre. Il s’agit donc de nous mettre au service de notre propre vie et de commencer … maintenant ! Car dès l’instant où nous nous engageons, la providence intervient aussi.

« Il y a une vérité élémentaire dont l’ignorance a déjà miné de grandes idées et des plans merveilleux : c’est que dès l’instant où vous vous engagez, la providence intervient aussi. Toute une série d’événements jaillit de la décision, comme pour l’appuyer par toutes sortes d’incidents imprévus, de rencontres et de secours matériels, dont vous n’auriez jamais rêvé qu’ils puissent survenir. Quoi que vous puissiez faire, quoi que vous rêviez de faire, entreprenez-le. L’audace donne du génie, de la puissance et de la magie. Commencez maintenant. »

Johann Wolfgang von Goethe

Et s’il s’agissait de nous autoriser à aider notre chance ?

J’ai de la chance ou j’aide la chance ?

Et si la chance était une compétence ? Et si la chance était une capacité à créer les conditions d’apparition d’opportunités sous formes de rencontres, d’informations, de décisions et de demandes ?

Je vous invite à écouter Philippe Gabillet parler du facteur chance (9 mns).

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Laurent Claret

 

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