Quatre stratégies utilisées par les voleurs d’énergie (en entreprise ou ailleurs).

Une relation équilibrée entre deux personnes est une relation nourrissante pour les deux. Si à la fin d’une conversation, en entreprise ou ailleurs, l’une des deux personnes a l’impression d’être « vidée / épuisée », c’est probablement qu’elle a été en relation avec un « voleur d’énergie ».

Dans son roman « La Prophétie des Andes » James Redfield décrit quatre stratégies, la plupart du temps inconscientes, utilisées par les voleurs d’énergie (également appelés « vampires énergétiques »).

Les quatre stratégies décrites ci-dessous n’étant pas l’apanage des hommes, les adjectifs et pronoms masculins utilisés dans le texte sont génériques « homme – femme ».

Mécanismes de domination actifs / agressifs

1 – L’Intimidateur :

  • Il se nourrit de la crainte qu’il suscite chez l’autre. Il vole l’énergie en menaçant, en dominant, en imposant ses choix, en donnant des ordres, en opprimant, voire en étant violent. Il maintient sous pression son entourage par la crainte de remarques embarrassantes, de réactions coléreuses voire d’explosions de fureur. Il se met en position haute pour rabaisser l’autre. Il est généralement égocentrique : il envahit l’espace afin que les regards soient tournés vers lui en parlant sans arrêt et/ou fort.
  • L’intimidateur agit généralement de la sorte face à des plaintifs ou des intimidateurs. Quand il maitrise sa technique, il évite les débordements émotionnels et reste sur le registre de l’intimidation.
  • Émotion générée chez l’autre : la peur.
  • Conseil relationnel (contre-stratégie à utiliser pour s’en protéger) : Rester calme. Ne pas répondre du tac au tac et ne pas renchérir. Ne pas montrer son émotion (ni peur, ni panique, ni émoi particulier). Rester le plus possible soi-même.

2 – L’Interrogateur / Inquisiteur / Manipulateur :

  • Il vole l’énergie en questionnant à tout propos par curiosité excessive ou jalousie. Ses questions sont souvent des critiques déguisées et ont généralement pour intention de dégrader chez l’autre sa confiance en lui-même et son estime de lui-même. L’Interrogateur / inquisiteur / manipulateur touche généralement l’autre là où ça lui fait mal en étant cynique, sceptique, sarcastique, agaçant, moralisateur, perfectionniste. Il considère généralement avec suspicion les comportements et les motivations. Plus l’autre s’efforce de montrer sa compétence ou de se justifier, plus l’interrogateur se nourrit de son énergie.
  • Émotions générées chez l’autre : la honte ou la culpabilité, c’est selon.
  • Conseil relationnel (contre-stratégie à utiliser pour s’en protéger) : l’indifférence. Si vous devez recadrer des propos « manipulateurs / inquisiteurs », faites-le en étant factuel puis restez en silence (pas de partage d’opinions ni d’émotions).

Mécanismes de domination passifs

3- L’Indifférent / Méprisant :

  • Son comportement va du désintérêt, du refus de coopérer à la condescendance, au rejet et à la dissimulation. Il vole l’énergie en se renfermant sur lui-même, en laissant l’autre s’épuiser à le questionner et se demander ce qui ne va pas, voire à se sentir coupable. L’indifférent / méprisant ne donnera pas à l’autre les signes de reconnaissance espérés et jouira de le voir s’épuiser à faire en sorte de les recevoir. L’indifférent / méprisant jouit des efforts de son interlocuteur pour se faire entendre ou simplement remarquer : il détourne les yeux lorsque l’autre cherche son attention ou l’interrompt brutalement. Il existe mille et une stratégies indifférentes / méprisantes qui permettent à l’indifférent de se nourrir des efforts désespérés de l’autre pour attirer son attention qu’il ne donnera pas car il risquerait de perdre son carburant énergétique. Face aux conflits, il va généralement se détacher, voire fuir la situation. Le dialogue deviendra à ce moment impossible. Donc si un indifférent tente de vous déstabiliser de cette façon, la seule chose à faire est de lâcher prise et de ne pas « courir » après lui. Les indifférents engendrent bien souvent des interrogateurs.
  • Émotion générée chez l’autre : la peur d’être abandonné ou rejeté, la culpabilité ou la colère, c’est selon.
  • Conseil relationnel (contre-stratégie à utiliser pour s’en protéger) : l’indifférence face à l’indifférence. Ce qu’il faut comprendre et accepter avec ce type de comportement, c’est que vous pourrez faire n’importe quoi, cela ne changera rien. L’indifférent ne vous parle pas, alors ne lui parlez pas non plus. L’indifférent ne vous regarde pas, alors ne le regardez pas non plus. L’indifférent vous coupe la parole, continuez votre propos sans lui donner l’impression que vous le remarquez.

4 – Le Plaintif / Victime :

  • Il vole l’énergie en se plaignant et en racontant ses malheurs à longueur de journée. Tout est noir, rien ne va et il a besoin de le faire savoir au monde entier pour aller mieux.
  • Émotion générée chez l’autre : la tristesse ou la colère, c’est selon. Parfois, un sentiment de culpabilité qui pousse à aider, voir vouloir « sauver » la victime. Ces émotions sont en général un bon marqueur pour se rendre compte que vous êtes pris relationellement dans des jeux psychologiques (illustrés par le triangle dramatique de Karpman).
  • Conseil relationnel (contre-stratégie à utiliser pour s’en protéger) : Poser des questions qui redonnent sa responsabilité à la victime plaintive comme par exemple « De quoi avez-vous besoin ? » ou « Comment pouvez-vous changer cela ? ». Pour sortir de la posture « impuissante » du sauveur ou de celle du bourreau / persécuteur face à la victime : « Vous avez sans doute raison » ou « Je n’ai pas de meilleure solution à vous proposer ».

Et vous quelles sont vos techniques relationnelles pour vous protéger des voleurs d’énergie ?

#OVPVoleursEnergie

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