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Je suis supervisé

pour mieux vous accompagner.

 

Être supervisé dans sa pratique professionnelle est essentiel pour un accompagnant (coach ou thérapeute) : cela lui permet de prendre du recul sur sa posture professionnelle tout en bénéficiant d’un «lieu ressource» pour structurer et développer son métier. Pour le dire autrement, en supervision l’accompagnant se fait accompagner pour mieux accompagner ses clients.

 

 

Jusqu’en 2013, j’ai choisi de me faire superviser par François Balta pour son approche systémique orientée solution. François Balta est médecin psychiatre, thérapeute familial, formateur à l’Approche Systémique, à la Thérapie Familiale Systémique et aux Interventions Orientées Solutions depuis plus de 20 ans. Pour en savoir plus sur François Balta

En 2014 et 2015, je me suis fait superviser en duo par André de Chateauvieux et Eva Matesanz pour leur double approche systémique et analytique.  André de Chateauvieux a été initié par François Balta aux bienfaits de tout le contraire (le chaos, la lenteur, les « résistances au changement »…). Il enseigne à Paris II dans le cadre du master Coaching et a créé l’École nouvelle de l’Accompagnement avec Eva Matesanz pour accompagner au naturel. Pour en savoir plus sur André de Chateauvieux    Eva Matesanz est chargée d’enseignement universitaire, elle remet la clinique psychanalytique au cœur de la relation d’accompagnement. Pour en savoir plus sur Eva Matesanz

Depuis janvier 2016, je suis supervisé en duo par Isabelle Nalet et Jamal Lamrani pour leur double approche systémique et psychosociologie des organisations. Pour en savoir plus sur le Réseau Pluridis en général et Isabelle Nalet / Jamal Lamrani en particulier

« Dans une supervision digne de ce nom, le processus de coaching n’est, et ne peut être, interrogé qu’en relation avec les trois autres dimensions. A savoir, le contre transfert du coach, le transfert du coach sur le superviseur, le rapport du coach à la théorie et à ceux qui l’ont formé. » Lucien Lemaire – Superviseur de coachs au sein de l’École Européenne d’Hippocoaching

Super Vision 2De mon point de vue, une supervision doit être une exploration analytique et systémique sur 5 dimensions :

1 – La difficulté énoncée par le coach / thérapeute :

Le travail de supervision se fait à partir de la difficulté énoncée par l’accompagnant.

Les informations concernant l’accompagnement ne viendront qu’ensuite et s’organiseront à partir de ce point de départ. Les difficultés, les points « durs » d’un accompagnement s’appuient généralement sur les points aveugles du coach / thérapeute. La manière dont l’accompagnant est mis en difficulté est une information sur le processus impliqué dans le maintien du problème de son client. C’est donc une ressource importante pour construire une intervention adaptée.

2 – Le processus d’accompagnement (stratégie de coaching) :

Comment l’accompagnant tire profit de la difficulté que lui pose son client ?

Parce que le client ramène dans sa relation à son coach / thérapeute la difficulté qu’il veut résoudre grâce à son accompagnement, la supervision s’intéressera à la manière dont l’accompagnant adapte son accompagnement en fonction du contexte et de sa compréhension des enjeux.

Comment le coach / thérapeute utilise les projections (mécanismes de défense) de son client ?

La supervision interrogera la stratégie d’accompagnement en fonction des difficultés apportées par le coaché et des mécanismes de résistance mobilisés.

3 – Le contre transfert de l’accompagnant sur son client :

En quoi le coach / thérapeute est concerné, au plus profond de lui-même, à travers son histoire personnelle, par ce que lui apporte son client ?

La supervision interrogera comment l’accompagnant réagit aux projections (mécanismes de défense) de son client. Quels « ressorts » inconscients, qui permettent de comprendre les distorsions du processus et les points aveugles, sont mobilisés chez le  coach / thérapeute ?

4 – Le transfert du coach sur son superviseur :

Qu’est ce qui se répète, ici et maintenant, avec le superviseur, dans la problématique que lui apporte le coach / thérapeute ?

Outil fondamental d’élucidation pour le superviseur. Qu’est-ce qui se joue, dans cette relation spécifique et précisément avec ce superviseur-là ?

5 – Les « résidus transférentiels » de l’accompagnant sur ses référents (le rapport du coach / thérapeute aux théories qui lui ont été enseignées et aux personnes qui l’ont formé) :

Les choix théoriques et méthodologiques ne sont jamais anodins dans un processus d’accompagnement. Ils sont parfois effectués pour des raisons plus ou moins avouables et toujours en relation avec ce que le coac / thérapeute  veut voir du réel et ce qu’il ne veut pas voir. Le lien qu’un accompagnant entretient avec les théories, les méthodes et les outils qui lui ont été enseignés est infiltré par ses peurs, ses évitements, ses fascinations et ses désirs inconscients. La théorie est la paire de lunette de l’accompagnant. Étant donné qu’il n’existe pas de lunettes universelles, s’accrocher désespérément à sa paire de lunettes propre est un acte de réassurance qui mérite d’être questionné.

« Lorsque nous avons seulement un marteau dans la main, nous avons tendance à voir des clous partout. » Paul Watzlawick

Arbre de vie 8