Quel est votre ministère mystérieux ?

 

 

Pour (re)découvrir votre ministère mystérieux, il s’agit de passer de la logique de l’emploi à la logique du métier.

Le mot métier a été inventé par le compagnonnage au XIIe siècle à partir de la contraction de deux mots latins « ministère » et « mystère ». Le métier est un « ministère mystérieux » qui correspond à une mission de vie, a minima à un (des) projet(s) de vie. Le métier signifie que l’acteur concerné est bien dans son axe de vie et que l’ensemble de son énergie, tant physique que psychique, n’est pas dispersée.

Il s’agit de passer de la question d’État Civil « Que faites-vous dans la vie ? » à la question existentielle fondamentale « Que fais-je de ma vie ? ». Cela questionne l’intime de chacun et également l’humanité elle-même. Que fait l’humanité de son ministère mystérieux dans l’univers ?

L’éducation à un métier ne consiste pas en l’adaptation à un emploi ni à des technologies qui deviendront rapidement obsolètes. Comme le disait Annah Arendt, c’est « la capacité d’un être humain à faire de sa vie une œuvre ». Œuvrer à construire son (ou ses) métier(s) implique de ne pas être dans une logique de survie biologique mais dans une indéfectible volonté de vivre intensément sa vie humaine.

Si vous le souhaitez, je cheminerai avec vous pour vous aider à (re)découvrir votre ministère mystérieux puis à en faire une réalité.

L’Ikigai aide à réfléchir à sa raison d’être et j’aime bien le proposer à mes clients comme un guide de réflexion qui alimentent des conversations.

Un autre outil que j’aime proposer est le Voyage de Vie qui permet à mes clients de revisiter leur parcours de vie et de se projeter en identifiant les ressources (internes et externes) qui leur permettront de concrétiser leur futur désiré.

Allons un peu plus loin … et réinterrogeons les notions de « métier » et de « cœur de métier » pour les individus et aussi pour les organisations.

Comme nous l’avons vu plus haut, le métier est un « ministère mystérieux ». Le mot ministère renvoyant lui-même à une fonction de service plutôt que de maîtrise (magistère). Un métier c’est donc beaucoup plus qu’un « job », un « emploi », a fortiori un « travail » qui lui exprime à travers le latin tripalium un rapport de labeur, de pénibilité et de dépendance. Le terme métier est ainsi très proche de celui de vocation, voire de profession, à entendre lui aussi dans son sens fort : on ne professe que si on est habité par ce que l’on professe. Le ou les métiers signifient pour un individu ou une organisation (« cœur de métier ») que l’acteur concerné est bien dans son axe de vie. C’est la raison pour laquelle une personne qui a la chance de faire de sa passion son métier, va être infiniment plus motivée, efficace et utile à la société qu’une autre dont le job sera purement alimentaire.

Pour les mêmes raisons, une organisation ne sera pleinement légitime, tant auprès de ses clients, de ses salariés et plus largement des citoyens, que si sa vocation la conduit à rendre effectivement un service, un ministère, par une production de biens ou de services jugés utiles à la société. Nombre de crises au sein de ces organisations, et singulièrement de grandes entreprises, sont dues au fait qu’elles ont abandonné leur cœur de métier en opérant une inversion de la finalité et des moyens pour y parvenir.

Source : Extrait du livre « Renaissance(s) : le plaisir d’entreprendre » APM aux éditions Eyrolles

#OVPMinistereMysterieux

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