« Donnez du sens à vos décisions. »

7 clés pour discerner et faire les bons choix.

Sylvie-Nuria Noguer

 

 

 

J’ai aimé le livre de Sylvie-Nuria Noguer « Donner du sens à vos décisions » publié aux Éditions Eyrolles, alors j’en partage de larges extraits ci-dessous.

Quel lien entre sens et raison d’être ?

Donner du sens à ses décisions nécessite de commencer par la fin, le « pour quoi ? ».

Dans la continuité des travaux de Viktor Frankl, docteur autrichien en neurologie et en psychiatrie, une récente étude scientifique distingue trois composantes du sens :

  • La finalité (raison d’être), qui répond à un besoin d’accomplissement et de contribution à quelque chose qui dépasse ses propres intérêts. Elle donne une direction aux décisions et aux actions, tant au niveau individuel que collectif.
  • La cohérence, qui répond à un besoin de compréhension. Le manque de cohérence peut générer de la confusion et entrainer un sentiment d’insécurité, voire une détresse psychologique.
  • L’importance, qui fait référence à la valeur que l’on s’accorde à soi-même (estime de soi), aux autres et à ce qui compte, pour une personne ou pour un groupe : son système de valeurs, ses priorités.

Une décision a du sens lorsque sa finalité – la raison d’être qu’elle cherche à servir – est claire et inspirante, lorsqu’elle s’articule de façon compréhensible et cohérente par rapport à cette finalité et en relation avec le contexte et les enjeux, et lorsque les valeurs sur lesquelles elle s’appuie et les priorités qu’elle considère sont claires et partagées.

Notre liberté de choix réside dans la façon dont nous répondons aux circonstances. À cette liberté est associée notre responsabilité. En relisant ses décisions et en connaissant mieux sa dynamique décisionnelle, chacun peut développer sa capacité à discerner et à exercer son libre arbitre.

Décider dans un monde complexe nécessite de considérer la situation de façon systémique, en prenant en compte les parties prenantes et les enjeux interdépendants de la situation. Dans une situation complexe, une décision optimale est celle présentant un optimum de satisfaction qui maximise les conséquences positives et réduit au minimum les conséquences négatives pour le décideur et pour les parties prenantes.

Les neurosciences et la psychologie cognitive mettent en évidence les différents systèmes de pensée (consciente et inconsciente) sur lesquels le décideur peut appuyer son processus décisionnel. Elle permet de mieux comprendre l’influence des émotions, qui sont à la fois indispensables à la prise de décision et peuvent être à la base de biais décisionnels.

Le discernement permet au décideur de donner un sens à ses décisions en posant des choix cohérents avec une finalité et un système de valeurs. « Quelle est ma finalité ? » est la question préalable pour donner du sens à ses décisions. Dans sa dimension immanente (humaniste), la finalité correspond à la recherche d’un bien pour soi et pour les autres qui s’enracine dans le respect de l’humain. Dans sa dimension transcendante, elle exprime un désir de se rapprocher du divin dans une quête d’identité spirituelle.

Le renoncement permet au décideur de poser librement ses choix, en cultivant un détachement par rapport aux contingences et aux options (alors considérées comme des moyens), pour se rapprocher de la finalité.

Le discernement s’appuie sur un questionnement et sur une observation des mouvements intérieurs ressentis du décideur et implique l’ensemble de ses centres d’intelligence (intellectuelle, émotionnelle, somatique et spirituelle).

Donner du sens aux décisions et cultiver le discernement organisationnel nécessite de mettre la raison d’être au cœur du processus décisionnel de l’organisation. Déclinée à tous les niveaux pour mieux refléter la contribution spécifique de chaque entité (équipe, département …), la raison d’être tient lieu de finalité pour guider la prise de décision à différents niveaux.

Pour faire face à la complexité et répondre avec agilité aux évolutions de leur environnement, les entreprises doivent transformer leur processus décisionnel et décentraliser la prise de décision individuelle et collective auprès des équipes pour traiter les enjeux au bon niveau et au bon moment. Le succès de cette transformation se fonde sur un cadre clair précisant les périmètres d’autonomie et de responsabilité de chacun et sur l’adoption de processus de décision adéquats. Encourager la prise de décision et cultiver le discernement organisationnel nécessite également d’accompagner les managers et les collaborateurs dans le développement de leur leadership collaboratif et de leur intelligence émotionnelle pour embrasser la complexité, résoudre les paradoxes et gérer les enjeux collectifs avec succès.

Dans son ouvrage, Sylvie-Nuria Noguer présente un processus décisionnel en 7 étapes qui s’appuie sur les fondements du discernement spirituel, sur l’apport des neurosciences et de la psychologie cognitive et sur les principes de la Communication Non Violente (CNV), pour clarifier sa raison d’être et prendre des décisions qui ont du sens.

Alors quelles sont ces 7 étapes pour discerner et faire les bons choix ?

  • Étape 1 : Avant de décider sur la première idée qui vous vient à l’esprit, il convient de prendre du recul pour définir le cadre de la décision et préciser la question à traiter dans une vision systémique de la situation, en tenant compte des parties prenantes.
  • Étape 2 : Donner du sens à vos décisions nécessite de clarifier votre finalité. Il convient de préciser la raison d’être (individuelle ou collective) qui guidera votre choix, en lien avec vos valeurs et celle de votre organisation.
  • Étape 3 : Élargir le champ des possibles et identifier des options à la fois créatives et réalistes, pour éviter de « faire plus de la même chose » et poser un vrai choix.
  • Étape 4 : Se prémunir des biais cognitifs et émotionnels qui peuvent affecter le jugement. En être plus conscient, c’est permettre de les transformer pour faire des choix libres d’influences et de mécanismes inconscients.
  • Étape 5 : Collecter les informations pertinentes et objectives pour mieux évaluer la faisabilité et leurs conséquences. Cela permettra de faire un choix éclairé, après être revenu à une posture de neutralité vis-à-vis de chaque option.
  • Étape 6 : Délibérer et confirmer le choix en gardant le cap sur sa finalité, en restant à l’écoute de son ressenti.
  • Étape 7 : Communiquer et passer à l’action dans une approche agile, en accompagnant le changement avec les parties prenantes. La décision reste une intention tant qu’elle n’est pas mise en œuvre.

Et vous, comment donnez-vous du sens à vos décisions ?

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