Identifier nos blessures et les masques associés pour pouvoir les cicatriser.

 

Suis-je conscient(e) de la blessure qui a été touchée dans la situation inconfortable que je viens de vivre dans ma relation à l’autre ?  Est-ce celle du rejet ? Celle de l’abandon ? Celle de l’humiliation ? Celle de la trahison ? Ou celle de l’injustice ?

Quel masque ai-je porté pour me faire croire que je ne sentirais rien et que les autres ne se rendraient pas compte de ma blessure ? Celui du fuyant ? Celui du dépendant ? Celui du masochiste ? Celui du contrôlant ? Ou celui du rigide ?

J’ai apprécié les deux ouvrages de Lise Bourbeau « Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même » et « La guérison des 5 blessures » aux Editions ETC Inc. qui mettent à la portée du grand public les travaux de John Pierrakos, psychiatre américain (1921 – 2001).

Nous venons tous au monde avec des blessures que nous devons apprendre à accepter. C’est notre perception ou notre interprétation des faits qui cause notre souffrance. Ce n’est pas ce que les autres font ou sont.

Nous aimer véritablement, c’est nous accepter inconditionnellement. C’est nous autoriser à être tels que nous sommes ici et maintenant. Le jour où nous nous accepterons inconditionnellement, nous ne serons plus blessés par l’attitude des autres envers nous.

Les autres sont avec nous comme nous sommes avec eux et avec nous-mêmes.

Pourquoi porter un masque ? Parce que notre ego nous fait croire qu’avec ce masque (et les comportements associés) nous ne sentirons pas le mal engendré par la blessure activée et qu’en plus les autres ne s’en rendront pas compte. Illusion totale. Le plus souvent, nous portons ces masques sans en être pleinement conscients (ils représentent en quelque sorte nos ombres).

Nos blessures peuvent être activées de trois façons différentes :

  • Par le comportement que quelqu’un à envers nous,
  • Parce que nous ne disons pas ou ne faisons pas ce que nous avons envie de dire ou de faire par peur d’activer une blessure chez l’autre,
  • Par notre attitude envers nous-mêmes.

C’est notre ego qui nous fait croire que nos souffrances sont causées par les autres. Tant que nous sommes prisonniers de cette croyance, nous sommes victime des autres et bourreau de nous-même. Ce ne sont pas les autres qui profitent de nous. C’est nous qui les laissons faire.

Être en conscience, c’est reconnaître à quels moments nous dirigeons nos vies et à quels moments nous laissons notre ego en prendre le contrôle. Notre ego est un peu comme un voisin à qui nous aurions donné beaucoup d’importance, laissé prendre beaucoup de place et qui viendrait chez nous à tout moment pour nous dire comment vivre nos vies. Ce voisin se sentirait super important et indispensable, convaincu que nous ne sommes pas capables de prendre les décisions sans son conseil. Pouvons-nous blâmer ce voisin ? Non, puisqu’il pense nous rendre service. Note ego est constitué de la totalité des croyances qui nous empêchent d’être nous-mêmes. Afin d’exister, note ego utilise les critiques, les superlatifs, les « il faut ». Il s’identifie à l’avoir et au faire, il recherche les compliments, il ne sait pas écouter, il se justifie et de défend, il se compare, il se glorifie de tout ce qui est matériel, il se nourrit de la notion de bien et de mal. Il nous dirige parce que nous lui avons donné beaucoup de pouvoir et autorisé à le faire.

Être vrai dans une situation de mécontentement, c’est être capable d’exprimer ce que  nous pensons, ce que ressentons, ce dont nous avons besoin et envie tout en vérifiant comment l’autre se sent aussi. C’est prendre la responsabilité de désirs et de nos peurs. C’est vouloir s’exprimer surtout dans le but de trouver une solution qui pourrait convenir aux deux personnes.

Le mot de conclusion est celui de Thierry Janssen (chirurgien urologue) :

 « L’autre ne nous blesse pas : il nous révèle simplement que nos plaies n’étaient pas guéries. Nous avons cru que la rencontre avec un autre nous avait guéri. C’était une illusion, car la guérison ne vient jamais de l’extérieur, toujours de l’intérieur. La relation avec l’autre est donc pour nous un révélateur de nos manques et de nos souffrances cachées. Croire qu’une relation, quelle qu’en soit la nature, peut nous faire oublier nos manques et nos souffrances est un leurre. Cela conduit inévitablement à la déception. En revanche, si nous envisageons nos relations avec les autres comme une opportunité de nous connaître, nous pourrons commencer à combler nos besoins et guérir nos blessures. Tant que nous nous berçons de l’illusion que l’autre possède la clé de notre bonheur, nous restons dans un état de dépendance. L’autre représente une drogue dont le sevrage nous est intolérable. Le manque réveille notre souffrance, notre crainte et donc notre colère. »  Thierry Janssen

 

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