Réfléchir à mes gros cailloux ? Mon vivifiant chantier perpétuel !

Et vous, quels sont les gros cailloux de votre vie ?

« Réfléchissons à ce qui possède vraiment une valeur, à ce qui donne un sens à notre vie et ordonnons nos priorités en conséquence. »

Tenzin Gyatso (14ème Dalaï-Lama)

J’aime bien les contes et les histoires. Pour illustrer la gestion des priorités avec la métaphore des « gros cailloux », je partage avec vous l’histoire qui suit (dont l’auteur m’est inconnu).

Un jour, un vieux professeur fut engagé pour donner une conférence sur la planification efficace de leur temps à un groupe d’une quinzaine de dirigeants de grosses sociétés. Debout devant ce groupe d’élite, le vieux professeur leur dit : « Nous allons réaliser une expérience ».

Il sortit un grand pot de verre qu’il posa en face de lui. Ensuite, il prit une douzaine de gros galets et les plaça délicatement, un par un, dans le pot de verre. Lorsqu’il fut impossible d’y ajouter un caillou de plus, il leva lentement les yeux et demanda : « Est-ce que ce pot est plein ? » Tous répondirent : « Oui ». Alors, il saisit un récipient rempli de gravier. Avec minutie, il versa ce gravier sur les gros cailloux puis brassa légèrement le pot.

Les morceaux de gravier s’infiltrèrent entre les gros cailloux jusqu’au fond du pot. Le vieux professeur leva à nouveau les yeux vers son auditoire et redemanda : « Est-ce que ce pot est plein ? » L’un d’eux répondît : « Probablement pas ! »

Le vieux professeur sortit de sous la table un sac de sable qu’il versa dans le pot. Le sable alla remplir les espaces entre les gros cailloux et le gravier. Encore une fois, il demanda : « Est-ce que ce pot est plein ? » Plusieurs participants répondirent : « Non ! »

Alors le professeur prit le pichet d’eau qui était sur la table et remplit le pot de verre jusqu’à ras bord. Puis il leva les yeux vers son auditoire et demanda : « Quelle grande vérité nous démontre cette expérience ? » Un des dirigeants répondît : « Cela démontre que même lorsque l’on croit que notre agenda est complètement rempli, si on le veut vraiment, on peut y ajouter plus de rendez-vous, plus de choses à faire ». Le vieux professeur répondit « Non. Ce n’est pas cela. La grande vérité que nous démontre cette expérience est la suivante : si on ne met pas les gros cailloux en premier dans le pot, on ne pourra jamais les faire entrer tous ensuite. Alors, n’oubliez pas de vous poser à vous-même la question : Quels sont mes gros cailloux dans ma vie ? »

D’un geste amical de la main, le vieux professeur salua son auditoire et lentement quitta la salle.

Si cette histoire a résonné en vous, vous avez probablement envie ou besoin de réfléchir à vos gros cailloux. Alors je partage avec vous un conseil pour le faire en trois temps :

1 – Apprenez à distinguer trois niveaux en terme d’importance : ce qui est essentiel pour vous, ce qui est important et ce qui est accessoire.

2 – Apprenez à distinguer l’urgent du non urgent.

3 – Rétablissez vos priorités.

1 – Apprenez à distinguer trois niveaux en terme d’importance : ce qui est essentiel pour vous, ce qui est important et ce qui est accessoire.

> Votre essentiel vous permet de …

  • Vivre la vie que vous avez choisi de vivre (votre Légende Personnelle pour reprendre le terme employé par Paolo Coelho),
  • Nourrir les valeurs qui vous animent (ce qui vaut pour vous et que défendez),
  • Satisfaire vos besoins (comme les a définis Abraham Maslow dans sa fameuse pyramide : vos besoins physiologiques, vos besoins de sécurité, vos besoins d’appartenance et d’affection, vos besoins d’estime de vous et vos besoins d’accomplissement),
  • Atteindre les objectifs que vous vous fixez dans les domaines personnel et professionnel qui ont du sens pour vous (qui ont une signification et qui sont au service de la direction que vous vous fixez).

> Votre important est caractérisé par ce qui a le plus de conséquences …

  • Positives en cas de réalisation,
  • Négatives en cas de non réalisation,
  • Tant pour vous que pour les personnes qui sont sous votre responsabilité et pour les biens dont vous avez la charge.

> Votre accessoire est ce qui est ni essentiel ni important, ni pour vous ni pour les autres.

L’accessoire est parfois tellement accessoire qu’il en devient insignifiant.

2 – Apprenez à distinguer l’urgent du non urgent.

La notion d’urgence est une notion de temps (pas d’importance) : c’est le rapport entre le temps nécessaire pour réaliser une tâche et le temps restant avant l’échéance impartie. Plus ce rapport diminue, plus l’urgence est grande.

Quelques questions à vous poser au sujet de l’urgence :

  • Quelle est l’échéance ?
  • Quel contrôle ai-je sur cette échéance ?
  • Cette échéance est-elle négociable ou non négociable ?
  • Quelles seraient les conséquences du non respect de cette échéance ?

3 – Rétablissez vos priorités.

Votre essentiel est « non négociable » : il passe avant l’important et l’accessoire. Mais comment gérer le reste en tenant compte à la fois du degré d’importance et du degré d’urgence ?

Une bonne façon de faire (parmi d’autres) est de classer vos priorités comme le faisait Dwight Eisenhower (34° Président des États-Unis) :

  • Important et urgent >>> à faire rapidement : « les crises » (probablement 20% de votre temps),
  • Important mais non urgent >>> à faire plus tard : réflexion stratégique, organisation du travail, prévention des crises, identification des opportunités, gestion des relations … (probablement 30% de votre temps).
  • Non important (accessoire) mais urgent >>> à déléguer (probablement 30% de votre temps).
  • Non important (accessoire) et non urgent >>> à éliminer : les « time wasters » (probablement 20% de votre temps).

Alors , qu’allez vous faire de tout ce temps gagné ?

  • Et si vous décidiez de l’utiliser pour « vous presser plus calmement » dans votre gestion de l’important ?
  • Et si vous décidiez de vous planifier des « bulles de non urgence » ?
  • Et si vous l’utilisiez de temps à autre pour « revisiter et redécider quels vos gros cailloux » ?

En guise de conclusion inachevée …

Mon retour d’expérience : réfléchir à mes gros cailloux est mon vivifiant chantier perpétuel.

Vivifiant chantier parce que réfléchir à mes gros cailloux dans ma vie professionnelle et personnelle me donne de l’énergie et prépare l’action que je vais décider de mener.

Perpétuel chantier parce mes gros cailloux évoluent au cours de ma vie en fonction de mes expériences de vie et de mes aspirations. A titre d’exemple, la paternité a considérablement modifié mon essentiel.

J’ai l’habitude à chaque fin d’année calendaire de me faire le cadeau de réfléchir à mes gros cailloux. Je m’installe au calme (en mode « digital detox ») et je revisite l’année qui s’est écoulée en termes de réussites et d’aspirations (professionnelles et personnelles). Ensuite, je décide de mes priorités pour l’année à venir. A partir du moment où j’ai clairement identifié mon essentiel et mon important, je peux y consacrer le temps et l’énergie nécessaires pour atteindre mes objectifs tout en étant en cohérence avec mes valeurs (ce qui vaut pour moi).

En janvier 2009, Ric Elias a revisité ses gros cailloux dans des circonstances exceptionnelles. Pendant que l’avion dans lequel il était passager amerrissait en urgence sur la rivière Hudson, il a appris 3 choses essentielles pour lui. Ce sont ses gros cailloux à lui. Les votre sont probablement autres. Je vous laisse écouter son témoignage.

En repensant à ce que dit Marc Halevy « Le plaisir se prend, le bonheur se reçoit et la joie se construit. », je m’amuse à faire le parallèle suivant : mon essentiel est ce qui me procure de la joie, mon important me procure du bonheur et mon accessoire me procure du plaisir.

Et vous qu’en pensez-vous ? Comment gérez-vous vos priorités ?

#OVPGrosCailloux

#OVPGestionPriorites

Pour consulter mon offre :

Téléchargez mon pedigree