#Socrate, père de la maïeutique … et du coaching.

Socrate 1

Socrate (V° siècle avant J.-C.), philosophe grec.

« Connais-toi toi-même et tu connaitras l’univers et les Dieux. »

Tout est dit et tant reste à faire …

Je suis fan de Socrate, véritable accoucheur grâce à la qualité de son questionnement, qui permettait à son interlocuteur de trouver lui-même les réponses à ses questions et de mettre du sens dans sa vie.

« Les gens qu’on interroge, pourvu qu’on les interroge bien, trouvent d’eux-mêmes les bonnes réponses. »

De ce point de vue, Socrate se distinguait d’Aristote qui transmettait son savoir, un peu à la façon d’un consultant.

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#Gregory Bateson et l’approche systémique

Gregory Bateson, at home in Ben Lomond, California, 1975

Gregory Bateson (1904 – 1980), anthropologue, psychologue, épistémologue américain.

Il a été l’un des fondateurs de l’École de Palo Alto en Californie au début des années 1950 et s’est interrogé tout au long de sa vie sur les relations et interactions.

Le courant de pensée de l’École de Palo Alto s’appuie sur la cybernétique et la théorie générale des systèmes. Gregory Bateson est à l’origine de la thérapie familiale et de la thérapie brève.

Le changement ne repose pas sur la connaissance du « pourquoi » le problème existe ou subsiste, mais bien sur le « comment » il se maintient. Qu’est-ce qui, dans l’interaction, entretient le problème ? Cela revient à considérer le problème non plus en termes causalistes mais en termes circulaires. Le principe de circularité repose sur les théories cybernétiques et l’homéostasie, théorie selon laquelle un système a tendance à s’autoréguler. Cet équilibre se rompt à nouveau lorsque de nouvelles informations entrent dans le système, provoquant une nouvelle recherche d’équilibre. C’est ce rôle que les coachs et les thérapeutes systémiciens doivent jouer : celui de mettre le système hors de son équilibre actuel afin qu’il en trouve un autre plus approprié.

« Les grands problèmes de ce monde découlent de la différence entre le fonctionnement de la nature et notre manière de penser. » Gregory Bateson

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#Michael White et l’approche narrative

Michael WhiteMichael White (1948 – 2008), psychothérapeute australien co-inventeur de l’approche narrative.

« La personne est la personne. Le problème est le problème. La personne n’est en aucun cas le problème. » Michael White

L’approche narrative a été créée en Australie et en Nouvelle-Zélande, par Michael White et David Epston, il y a un peu plus d’une trentaine d’années. Réunissant dans le monde une forte communauté de praticiens et de chercheurs, elle est enseignée en France depuis 2004. Elle a désormais des applications en coaching d’entreprise, thérapie individuelle et familiale, travail social, éducation et dans une grande variété de domaines liés à l’accompagnement.

 Elle est fondée sur l’idée que les récits que nous produisons en permanence sur notre vie peuvent soit nous enfermer, soit nous libérer. Comme le dit Dina Scherrer « plus que ce qui nous arrive, ce qui est important c’est l’histoire que l’on se raconte à partir de ce qui nous arrive ».

 L’approche narrative est fondée sur des techniques de conversation stratégiques. Elle ne se focalise pas sur les problèmes. Au contraire, elle s’intéresse aux compétences déployées par les personnes et les groupes lorsqu’il n’y a pas de problèmes. Elle propose un travail en profondeur sur le sens et sur le lien, reconnaît l’influence de la transmission et de l’imitation dans nos choix, et s’inscrit dans le respect des « pratiques de vie » de chacun dans sa capacité à évoluer.

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#Will Schutz et l’Elément Humain

William SchutzWill Schutz (1925 – 2002), psychologue américain.

Will Schutz a participé au développement de divers courants de la psychologie moderne aux États-Unis. Sa méthode  » l’Élément Humain  » (The Human Element) permet notamment de comprendre le lien entre estime de soi, confiance et performance.

Expérimenté depuis 40 ans à travers le monde et basé sur des fondamentaux à la fois simples et puissants, l’Élément Humain place l’estime de soi au cœur de la performance des individus et des équipes. La thèse centrale de Will Schutz est que le niveau d’ouverture, d’humanité et de confiance entre les individus conditionne autant la santé mentale et physique des salariés, que le niveau de productivité de l’entreprise.

« Le but de notre travail est de contribuer au développement d’une meilleure conscience de soi, à un climat d’ouverture dans les organisations et à une meilleure estime de soi des individus. Nous désirons avant tout que nos avancées dans la compréhension de l’élément humain soient à la hauteur de nos avancées technologiques. En réalisant le pouvoir énorme de la vérité, en nous reconnaissant l’incroyable capacité à déterminer nos propres vies, en dépassant nos propres peurs de nous regarder ouvertement et honnêtement, nous pouvons atteindre des sommets sans limites de productivité et d’épanouissement dans nos organisations, nos relations et pour nous-mêmes. » Will Schutz

#Eric Berne et l’analyse transactionnelle

Eric Berne 2Eric Berne (1910 – 1970), psychiatre américain  fondateur de l’analyse transactionnelle.

 Dans la vie, les choses se passent comme sur la scène d’un théâtre. Nous y jouons un rôle et nous attendons des autres qu’ils nous offrent la réplique adéquate. Ce rôle, nous l’avons appris dans l’enfance.

Il s’insère dans un scénario de vie, sorte de « patron », de plan directeur, qui, sans que nous en soyons conscients, guide souterrainement nos actions et nos comportements, nos sentiments, nos désirs et nos choix.

Comment construisons-nous notre scénario de vie ?

Dès notre naissance, nous sommes immergés dans un bain de messages émanant de nos parents et de nos proches.

Ces messages (exprimés avec des mots, des gestes, des attitudes, des inflexions de la voix …) peuvent être regroupés en deux familles. Les messages permissifs nous aident à croître, à nous épanouir, à nous ouvrir aux expériences cruciales (grandir, être soi, réussir, être intime, être proche des autres …).

Les messages inhibiteurs entravent notre développement, nous ferment l’accès à ces mêmes expériences essentielles (rester petit, ne faire confiance à personne, ne pas exprimer ses émotions, ne jamais s’en sortir seul …). Sur foi d’une compréhension approximative et parfois tronquée de ces messages, nous décidons comment nous devrons nous comporter dans l‘existence pour obtenir de la part des autres des gratifications et des signes de reconnaissance. Cette décision de survie (généralement prise entre trois et six ans) est souvent une solution de moindre mal : celle qui nous permettra de survivre malgré les carences et insuffisances de notre milieu. Le problème est que nous continuons à nous y soumettre toute notre vie.

Elle nous empêche alors de satisfaire nos besoins affectifs, de nous adapter à notre réalité actuelle, de communiquer sainement avec l’autre, de réussir ce que nous entreprenons, de jouir de la vie … L’analyste transactionnel aidera son patient à retrouver les messages parentaux inhibiteurs imprimés dans son “enfant intérieur” ainsi que la (les) décision(s) de survie qui en ont découlés.

Il l’aidera surtout à prendre conscience de l’incidence négative de cette décision sur sa vie actuelle. Le patient sera alors invité à revivre dans la relation thérapeutique toutes les émotions associées à ces messages anciens (colère, peur, tristesse, honte, culpabilité) et à « détacher l’élastique » qui le relie au passé douloureux.

Il sera en mesure de prendre alors une nouvelle décision, adaptée cette fois à sa réalité actuelle. Redécider ses anciennes croyances limitantes pour regarder le monde avec de nouvelles lunettes.

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