Mes 6 référents en accompagnement :

1 – Socrate, père de la maïeutique … et du coaching

2 – Gregory Bateson et l’Approche Systémique

3 – Michael White et l’Approche Narrative

4 – David Cooperrider et la Démarche Appréciative (Appreciative Inquiry)

5 – Will Schutz et l’Elément Humain

6 – Eric Berne et l’Analyse Transactionnelle

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1 – Socrate, père de la maïeutique … et du coaching

Socrate 1

Socrate (V° siècle avant J.-C.), philosophe grec.

« Connais-toi toi-même et tu connaitras l’univers et les Dieux. » Tout est dit et tant reste à faire …

Je suis fan de Socrate, véritable accoucheur grâce à la qualité de son questionnement, qui permettait à son interlocuteur de trouver lui-même les réponses à ses questions et de mettre du sens dans sa vie.

Accoucher = maieusthaï >>> maieutique, nom donné à la méthode socratique.

 

« Les gens qu’on interroge, pourvu qu’on les interroge bien, trouvent d’eux-mêmes les bonnes réponses. » Socrate

Socrate amenait ses interlocuteurs à penser par eux-mêmes, à s’interroger et à trouver les réponses en eux-mêmes. De ce point de vue, Socrate se distinguait d’Aristote qui transmettait son savoir, un peu à la façon d’un consultant.

#Maieutique

Pour en savoir plus sur Socrate

2 – Gregory Bateson et l’Approche Systémique

Gregory Bateson, at home in Ben Lomond, California, 1975

Gregory Bateson (1904 – 1980), anthropologue, psychologue, épistémologue américain.

Il a été l’un des fondateurs de l’École de Palo Alto en Californie au début des années 1950 et s’est interrogé tout au long de sa vie sur les relations et interactions.

Le courant de pensée de l’École de Palo Alto s’appuie sur la cybernétique et la théorie générale des systèmes. Gregory Bateson est à l’origine de la thérapie familiale et de la thérapie brève.

Le changement ne repose pas sur la connaissance du « pourquoi » le problème existe ou subsiste, mais bien sur le « comment » il se maintient. Qu’est-ce qui, dans l’interaction, entretient le problème ? Cela revient à considérer le problème non plus en termes causalistes mais en termes circulaires. Le principe de circularité repose sur les théories cybernétiques et l’homéostasie, théorie selon laquelle un système a tendance à s’autoréguler. Cet équilibre se rompt à nouveau lorsque de nouvelles informations entrent dans le système, provoquant une nouvelle recherche d’équilibre. C’est ce rôle que les coachs et les thérapeutes systémiciens doivent jouer : celui de mettre le système hors de son équilibre actuel afin qu’il en trouve un autre plus approprié.

« Les grands problèmes de ce monde découlent de la différence entre le fonctionnement de la nature et notre manière de penser. » Gregory Bateson

Pour en savoir plus sur Gregory Bateson

3 – Michael White et l’Approche Narrative

Michael WhiteMichael White (1948 – 2008), psychothérapeute australien co-inventeur de l’approche narrative.

L’approche narrative a été créée en Australie et en Nouvelle-Zélande, par Michael White et David Epston, il y a un peu plus d’une trentaine d’années. Réunissant dans le monde une forte communauté de praticiens et de chercheurs, elle est enseignée en France depuis 2004. Elle a désormais des applications en coaching d’entreprise, thérapie individuelle et familiale, travail social, éducation et dans une grande variété de domaines liés à l’accompagnement.

 Elle est fondée sur l’idée que les récits que nous produisons en permanence sur notre vie peuvent soit nous enfermer, soit nous libérer. Comme le dit Dina Scherrer « plus que ce qui nous arrive, ce qui est important c’est l’histoire que l’on se raconte à partir de ce qui nous arrive ».

 L’approche narrative est fondée sur des techniques de conversation stratégiques. Elle ne se focalise pas sur les problèmes. Au contraire, elle s’intéresse aux compétences déployées par les personnes et les groupes lorsqu’il n’y a pas de problèmes. Elle propose un travail en profondeur sur le sens et sur le lien, reconnaît l’influence de la transmission et de l’imitation dans nos choix, et s’inscrit dans le respect des « pratiques de vie » de chacun dans sa capacité à évoluer.

 

« La personne est la personne. Le problème est le problème. La personne n’est en aucun cas le problème. » Michael White

Pour en savoir plus sur Michael White

4 – David Cooperrider et la Démarche Appréciative (Appreciative Inquiry)

David Cooperrider (né en 1954), professeur américain co-inventeur de l’Appreciative Inquiry.

La démarche Appréciative c’est l’opportunité de conduire le changement (individuel ou collectif) en s’appuyant sur les réussites, sur ce qui fonctionne déjà, sur les forces, les talents et les résultats déjà obtenus.

C’est une approche basée sur les forces & les ressources pour l’apprentissage et le changement.

  • Appreciate = être reconnaissant pour quelque chose, estimer, être pleinement conscient de, valoriser, augmenter en estime.
  • Inquiry = enquêter, rechercher, questionner dans le but d’apprendre et de changer, identifier l’ADN des forces et réussites à partir des succès passés, identifier des projets et des rêves « attractifs » à accomplir.

Ce qui nous manque pour réussir —> Ce qui est disponible pour réussir

C’est s’émerveiller de ce qui est disponible et l’amplifier.

C’est l’exploration intentionnelle et obsessionnelle des ressources disponibles.

« Les individus et les organisations s’épanouissent lorsque les gens voient ce qu’il y a de meilleur en eux, lorsqu’ils partagent leurs rêves et leurs préoccupations de façon positive, lorsqu’ils rassemblent leurs voix dans une même direction pour créer, non seulement de nouveaux mondes, mais de meilleurs mondes ».  David Cooperrider

Pour en savoir plus sur David Cooperrider

5 – Will Schutz et l’Elément Humain

William SchutzWill Schutz (1925 – 2002), psychologue américain.

Will Schutz a participé au développement de divers courants de la psychologie moderne aux États-Unis. Sa méthode  » l’Élément Humain  » (The Human Element) permet notamment de comprendre le lien entre estime de soi, confiance et performance.

Expérimenté depuis 40 ans à travers le monde et basé sur des fondamentaux à la fois simples et puissants, l’Élément Humain place l’estime de soi au cœur de la performance des individus et des équipes. La thèse centrale de Will Schutz est que le niveau d’ouverture, d’humanité et de confiance entre les individus conditionne autant la santé mentale et physique des salariés, que le niveau de productivité de l’entreprise.

 

« Le but de notre travail est de contribuer au développement d’une meilleure conscience de soi, à un climat d’ouverture dans les organisations et à une meilleure estime de soi des individus. Nous désirons avant tout que nos avancées dans la compréhension de l’élément humain soient à la hauteur de nos avancées technologiques. En réalisant le pouvoir énorme de la vérité, en nous reconnaissant l’incroyable capacité à déterminer nos propres vies, en dépassant nos propres peurs de nous regarder ouvertement et honnêtement, nous pouvons atteindre des sommets sans limites de productivité et d’épanouissement dans nos organisations, nos relations et pour nous-mêmes. » Will Schutz

6 – Eric Berne et l’Analyse Transactionnelle (AT)

Eric Berne 2Eric Berne (1910 – 1970), psychiatre américain.

Élaborée par le psychiatre Éric Berne au cours des années 1950, l’analyse transactionnelle (AT) s’appuie sur une prémisse incontournable : chaque individu a de la valeur et de la dignité, la capacité de penser et de choisir. Cela situe l’AT dans le courant de la psychologie humaniste.

L’AT est au départ une forme de psychothérapie. Mais c’est aussi une théorie de « psychiatrie sociale » (selon les mots de son concepteur) parce qu’elle propose d’étudier le psychisme des personnes en analysant leurs relations sociales. Elle tire d’ailleurs son nom du mot « transaction » qui, en anglais, désigne un échange, verbal ou pas.

Éric Berne souhaitait permettre à ses clients de dépasser la souffrance psychologique et d’atteindre une maturité caractérisée par une grande capacité de conscience, d’autonomie et de spontanéité. Éric Berne a beaucoup insisté sur la responsabilité de la personne dans la mise en place de son histoire de vie et dans sa capacité à changer. Avec une aide compétente, toute personne peut retrouver ses capacités originelles, qui n’attendent que d’être délivrées des interdictions créées par les scénarios qu’elle a construits.

L’AT permet d’analyser les différents niveaux de communication entre les humains. Elle est utile pour comprendre comment les individus s’organisent dans les groupes et les organisations humaines (entreprises, associations, états). L’AT est aujourd’hui beaucoup utilisée comme outil de management en entreprise. Elle permet de comprendre comment une personnalité s’est construite et développée, de déchiffrer son mode personnel de communication avec les autres et de réfléchir aux options pour améliorer nos relations.

Dans la vie, les choses se passent comme sur la scène d’un théâtre. Nous y jouons un rôle et nous attendons des autres qu’ils nous offrent la réplique adéquate. Ce rôle, nous l’avons appris dans l’enfance. Il s’insère dans un scénario de vie, sorte de « patron », de plan directeur, qui – sans que nous en soyons complétement conscients – guide nos sentiments, nos désirs, nos pensées, nos choix et nos comportements.

Comment construisons-nous notre scénario de vie ?

Dès notre naissance, nous sommes immergés dans un bain de messages émanant de nos parents et de nos proches. Ces messages (exprimés avec des mots, des gestes, des attitudes, des inflexions de la voix …) peuvent être regroupés en deux familles. Les messages permissifs nous aident à croître, à nous épanouir, à nous ouvrir aux expériences cruciales (grandir, être soi, réussir, être intime, être proche des autres …). Les messages inhibiteurs entravent notre développement, nous ferment l’accès à ces mêmes expériences essentielles (rester petit, ne faire confiance à personne, ne pas exprimer ses émotions, ne jamais s’en sortir seul …). Sur foi d’une compréhension approximative et parfois tronquée de ces messages, nous décidons comment nous devrons nous comporter dans l‘existence pour obtenir de la part des autres des gratifications et des signes de reconnaissance. Cette décision de survie (généralement prise entre trois et six ans) est souvent une solution de moindre mal : celle qui nous permettra de survivre malgré les carences et insuffisances de notre milieu. Le problème est que nous continuons à nous y soumettre toute notre vie. Elle nous empêche alors de satisfaire nos besoins affectifs, de nous adapter à notre réalité actuelle, de communiquer sainement avec l’autre, de réussir ce que nous entreprenons, de jouir de la vie … Il s’agit alors de redécider nos anciennes croyances limitantes pour regarder le monde avec de nouvelles lunettes.

Pour en savoir plus sur Eric Berne

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